mardi 5 juillet 2011

Film #6 : Trollhunter

Bonsoir lecteur,


Chanceux que vous êtes, voici un deuxième film pour ce soir.


Trollhunter, 2010, André Øvredal


Un groupe d'étudiant en cinéma norvégien se met en tête de filmer une espèce de braconnier mal embouché. Le seul petit hic, c'est que ce braconnier ne chasse pas d'animaux connus, mais des trolls.

Filmé comme un documentaire (encore me direz-vous), cette fiction est une bonne surprise. Je m'attendais à un film rempli de vilains trolls méchants mangeurs d'hommes traqués par un groupe de guerrier surentraîné et équipé jusqu'aux dents.


Et bien non.


Le chasseur de troll, Hans, n'a pour seule arme qu'une série de lampes UV très puissante. Les trolls, quant à eux, sont ce qui est dit ou représenté dans les contes scandinaves. De grandes créatures un peu stupides avec un gros nez et une tête grotesque qui se pétrifient (ou explosent) au soleil ou sous une lumière très forte. Relativement stupides, ils ont tendance à errer en mangeant ce qui leur tombe sur la main et ne font pas plus attention aux humains qu'à un mouton ou un pneu… sauf si vous êtes chrétien (je ne savais pas que les trolls n'aimaient pas les chrétiens).


Niveau technique de tournage, comme c'est censé être un documentaire, on passera sur le fait que la caméra bouge tout le temps, mais qu'elle semble aussi parfaitement se stabiliser dans certains moments.

Niveau acteurs, je ne suis pas un féru de film norvégien donc je ne peux pas dire qu'il y a des superstars dans ce film. Ce que l'on retient, c'est qu'ils font leur job. Hans est semi-mystérieux et ne sourit jamais, les étudiants sont un peu naïfs et trop optimistes, les autres personnes interrogées dans le cadre du documentaire sont juste assez crédibles et les trolls sont… heu… bruyants, bavants et pétants.


En résumé, un bon moment passé devant un écran de cinéma, mais il le sera tout autant devant une TV. Une bonne surprise que je conseil aux insomniaques et aux curieux.


Note : 7/10

Film #5 : Ironclad

Bonsoir lecteur,


Après une longue absence, je reviens avec un film.


Ironclad, 2011, Jonathan English.


Un groupe de guerriers dont un templier lutte contre le méchant Roi Jean d'Angleterre, dans un dernier carré désespéré.


Comme d'habitude, si vous voulez en savoir plus au niveau de l'histoire, vous avez des sites Internet ou des cinémas.


Au premier abord on s'attend à un nouveau film de chevaliers et de héros. Et ça ne manque pas. Le templier est un vrai guerrier comme on en fait plus, capable de trucider plein de vilain avec une seule main et malgré le fait que ça soit un templier, il se tape la jolie baronne. Le méchant Roi Jean est très très méchant méchant… bref, des gros clichés qui tâchent.


Au niveau de l'histoire, encore des gros clichés. Un château super défendable à 20 contre 1000, un groupe de guerrier danois peinturlurés en bleu (mais uniquement à la fin) et très très barbare sans foi ni loi, un groupe de gentil pas très propre, mais efficace et fidèle à leur parole… En gros, rien de nouveau sous les crénaux.


Niveau acteur et technique de tournage, la première chose qu'on peut dire, c'est que les batailles sont filmées de façon à ce que l'on ne comprenne pas qui tue qui et qui gagne jusqu'à la fin où un vaillant soldat du bien dit "Ils fuient !!! Ils en ont eu assez !!!". En résumé, c'est brouillon.

Il faut aussi noter les prestations plus qu'excellentes des acteurs. Entre hurler, pleurer, trucider rehurler et retrucider ou encore passer pour un templier énigmatique et sombre séduisant la jeune baronne, le jeu d'acteur est parfait… Les hommes apprécieront le visage très mignon de Kate Mara et je pense que les femmes auront un petit coup de cœur pour le beau templier (James Purefoy), vétéran de nombreuses guerres, sans une seule cicatrice. Laissez tomber si vous cherchez le prochain oscar.


En résumé, et malgré ce que j'ai pu mettre plus haut, j'ai passé un moment relativement sympa, sans plus. Le cerveau sur pause le temps du film, cette œuvre cinématographique est comme une masturbation ; ça fait plaisir, mais ça ne marque pas du tout.


Note : 5/10

dimanche 6 février 2011

Voeux 2011

Bonsoir lecteur,


Les aléas d'Internet étant ce qu'ils sont et les responsables des hotlines préférant faire des livres avec les anecdotes les plus croustillantes sur leurs plus mauvais ou idiots clients voici que ma connexion saute régulièrement… encore et toujours.


Cependant, en ce début d'année, il me faut vous souhaiter une bonne année 2011… ou pas. Car non, l'année 2011, ne sera pas meilleur que les autres.


Effectivement, déjà, en ce début d'année nous avons appris que l'on nous avait menti depuis le début ! Oui, votre signe astrologique est faux. On vous a grugé ! Même Madame Irma ne l'as pas vu venir ! Ainsi, j'ai donc appris que je n'étais plus ce formidable signe du bélier, mais du poisson, délicieux animal végétant dans l'attente de finir en bâtonnet rectangulaire ! Fini de me balader en me pavanant avec ma belle paire de corne. Fini de rentrer dans tout ce qui bouge et de me demander après pour quelle raison ais-je mal à la tête ! Fini de mâchouiller gaillardement mon brin d'herbe. Fini le bon temps ! Bonjour, mémoire de 3 secondes ! Bonjour, temps merveilleux de la possession d'un château immergé ! Bonjour, bouffe en pastille ! Bonjour, chemin de ronde dans un bocal !

Mais voyons le bon côté des choses, au moins, les requins ont sans doute fait plus de victime que les béliers et donc, je laisserai toujours une incisive traînée sur la tête de la plupart des écervelés du monde.


Si je ne vous souhaite pas une bonne année 2011, c'est également pour m'opposer au fait que bon nombre de personne ne vont pas faire de l'année 2011 une bonne année. Ces gens vont patiemment attendre que tous leurs bons souhaits atteignent les cimes éloignées d'un monde où vit peut-être un dieu tout puissant, que ce dieu leur fasse cuire un poulet et qu'il le leur renvoi et encore chaud !

Non, ces gens vont regarder passer leurs journées comme les journées de l'année d'avant et celle encore d'avant ! Râlant sur les mêmes méchancetés faites par un collègue ou patron, pleurant sur les même remarques et s'évertuant à ne pas vouloir comprendre. Ces gens vont se poser les mêmes questions aux mêmes heures telle que "Que manger à midi ?" et oublié séance tenante la réponse ainsi que l'acte ! Ces gens qui vont attendre qu'ils soient virés, aient un enfant, se sépare ou se mettent en couple pour avoir un minimum de réflexion sur leur vie.

Ces gens qui sont plus proche du zombie que de l'être humain ! Votre année 2011 va ressemblée à l'année 2010 ainsi qu'à 2009 etc !


Si vous voulez que cette année soit bonne, il va falloir vous sortir les pouces, ainsi que bon nombre de doigt, du cul et vous mettre à y bosser sérieusement.

C'est ainsi que, comme l'année passée, soyez tous maudit de cette malédiction chinoise "Puissiez-vous vivre des moments intéressants !", mais cette fois, sur l'année 2011.

samedi 13 novembre 2010

Retour ?

Bien,

Après de nombreux mois d'absence, voilà que j'ai de nouveau accès à mon blog.
ENFIN !!!!

A bientôt lecteur !

jeudi 11 mars 2010

Les mots se suivent

Bonsoir lecteur,

Ce soir, un texte que tu ne comprendra peut-être pas, mais ce n'est pas grave.

Il est dans la vie des croisements qui se chevauchent comme les lits de rivières invisibles. Il est des chemins qui s'accompagnent mutuellement, le long d'un sentier qui nait à chaque pas.

Sur ces chemins, il existe des allées illuminées par des ballons de lumières qui flottent aux vents d'une gravité irréelle. D'autres sont obscurcies par les nuages gris de l'ennui.

Ces allées sont bordées de murs, de platanes ou de vide. Et quand bien même ils se croisent, se longent et s'entortillent, nous n'en suivons qu'un seul, ce chemin.

Au bout de ces croisements, au long de ces allées, au comble du chemin, il y a un mur, souvent. Froid et figé dans l'éternelle destin qui nous as guidé jusqu'à lui.

Et sur ce mur, nous n'y voyons que ce que nous pouvons y voir ; un obstacle, une fin, une fatalité. Et nous mourrons adossé à ce mur.

Pourtant, la poignée d'une porte invisible à nos yeux nous murmure que tout n'est pas perdu. Que nous devons ouvrir nos yeux à une autre dimension ; que l'oeil organe n'équivaut pas l'oeil sens.

Puis, si nous en faisons l'effort, notre main sens s'empare de la poignée et la tourne tandis que notre main organe reste ballante au bout de notre bras fatigué.

Et là, devant notre nous uni, sens et organe, nous pouvons avancer sur le chemin vie. Chemin qui se répètera inlassablement de rivières invisibles, d'allées illuminées et de murs sans portes vivantes.

jeudi 4 mars 2010

La communication nous hait tous !

Bonsoir lecteur,

Durant ma douche quotidienne, une constatation s'est imposé à moi. Au fils des siècles d'évolution humaine, l'être humain a fait d'énormes progrès dans de nombreux domaines. Mais il y en a un de primordial : la communication.

Du jour où nos ancêtres poussaient des cris pour se faire entendre aux langages évolués et complexes, il s'en est passé des étapes. L'écriture, les langues, l'apparition du langage informatique. Toutes ces découvertes n'ont qu'un but, communiquer de mieux en mieux, de plus en plus loin et de plus en plus certainement.

Pourquoi une telle évolution ? Mon idée est de dire que c'est parce que nous en avons besoin. L'être humain est un être qui a le besoin de s'exprimer, de communiquer avec ses semblables. Complexe comme jamais avant lui, l'esprit de l'être humain n'est pas fait pour garder en lui ses pensées, désirs, peines, joies, etc. Il doit les partager. Quand nous avons mal, nous crions. Quand nous en avons assez, nous soupirons. Chaque émotion à son expression auditive, chaque petit changement chez l'être humain, au niveau de son humeur, à son son.

L'audition, parlons en. Nous avons bâtis des civilisations en ayant comme gardiens des dieux. Mais actuellement, les dieux ne sont que des histoires et ne sont plus les garants d'une civilisation. Nous avons autre chose. La parole. Regardez comment un homme embrase des foules par son discourt soigneusement choisi. Notre système de défense, même s'il repose sur des articles de lois, n'en est pas moins influencé par les deux partis qui, soigneusement, impose leur point de vue avec leur mots et tournures de phrases. Sans nous en apercevoir, nous "vénérons" ces gens qui manipule la langue comme les anciens vénéraient les dieux de la guerre ou de la foudre. Nous les mettons au sommet de notre pyramide humaine tandis que les gens qui souffrent d'un problème de communication ou qui en possèdent d'autres, différents, sont mis de côté.

Il y a également le langage écrit. De nos jours, les SMS, e-mail et autres moyens de communication écrits foisonnent. C'est également depuis ces jours que, n'ayant pas l'intonation si capitale actuellement de la voix, il y a des malentendus. La personne qui reçoit "la lettre" peut mal interpréter le message contenu. En fonction de son humeur, un même message pourra la faire sauter de joie ou sombrer dans une colère noire. De plus, il est à déplorer que la jeune génération n'ai plus envie de savoir où mettre une virgule ou un point. Evolution de la communication ou régression ? L'avenir nous le dira.

Ceci dit, avec la parole et les lettres, nous avons trop souvent oublié les autres moyens de communication, pourtant tellement plus expressif car moins compliqué. La gestuelle, le regard, le touché, ce sens trop souvent mis au placard par des conventions sociales étranges. N'y a-t-il pas plus simple que de prendre quelqu'un dans ces bras pour lui signifier son soutiens ou son affection ? Ne jubilons nous pas quand un regard plein d'amour se pose sur nous ou que l'on voit des étoiles dans les yeux de quelqu'un ? Peut-être es-ce parce que ce genre de langage est exempt de toutes duperies ou bien plus difficile à corrompre que la société à décidé de le mettre de côté ? Et elle a si bien réussit que souvent, les décrypteurs que nous avions instinctivement sont rouillés et que le message est mal traduit.

Quoi qu'il en soit, je le redis, l'être humain est un être fait pour s'exprimer. N'est-il pas infiniment rassurant d'entendre le murmure d'une voie apaisante après un mauvais rêve ? N'est-il pas immensément soulageant de pouvoir parler à quelqu'un quand ça ne va pas, de se vider de nos peines. N'apprécions nous pas d'avoir quelqu'un à nos côté pour partager une bonne nouvelle ?

L'être humain DOIT s'exprimer pour aller mieux, il ne peut rien garder, sinon, ça le détruit.

lundi 22 février 2010

Film #4 : Lovely Bones

Bonsoir lecteurs,

Ce soir, une fois de plus, un film.

Lovely Bones, Peter Jackson, 2010

Film tiré d'un livre que je n'ai pas lu, donc, je ne ferai aucune comparaison entre l'écran et le papier, ni même aucune mention. Cependant, pour ceux qui ont lu le livre, je tiens à dire que notre ami réalisateur Peter Jackson, a tendance, lorsqu'il fait un film tiré d'un livre, à s'approprier l'histoire et à en faire une version un peu personnelle. Pour ceux qui ont lu cette histoire, j'attends vos commentaires.

Une fillette de 14 ans disparaît. Drame. Victime d'un violeur-tueur en série, cette petite que sa famille aimait va se retrouvé dans un paradis qui n'en est pas un tandis que les vivants vont devoir vivre avec la perte de cette enfant. Je n'en dirai pas plus pour l'histoire car si vous avez envie de la voir, y'a les cinémas pour ça (et bientôt les DVD et les gens qui téléchargent).

D'emblée je le dis, j'ai aimé ce film. Pourquoi ? Parce qu'il m'a transporté. J'aime beaucoup l'onirisme, les symboles et le mysticisme et ce film en parle beaucoup, mais en montre énormément également. Visuellement, c'est un beau film. Les images sont très belles et chaques petits détails à un sens. Les images de synthèses ont des couleurs très vives ou très obscures qui me font penser à un rêve ou un cauchemar d'enfant et qui me rappellent également mes propres songes. J'ai également aimé la musique qui apporte le petit plus toujours indispensable. Vivement la BO.

Au niveau des acteurs, ils sont bons. Je doute qu'ils gagnent un oscar, mais au vue des quelques navets qui sont sorti ces derniers temps, je ne peux que féliciter les producteurs de les avoir choisis. Malheureusement, il y a un bémol, le méchant est un stéréotype de pédophile, grosses lunettes, cheveux gras, moustache... bref, rien de bien nouveau.

L'histoire de fond. Oui, car derrière ce film, il y a une histoire de fond. Comment surmonter ce que beaucoup considèrent comme le pire des drames que peut subir une famille : la perte d'un enfant. Tout le long du film, on voit évoluer les parents dans leur détresse, ainsi que la sœur de la victime, mais dans une mesure moindre. La grand-mère et le frère sont malheureusement absent de cette évolution. Il faut dire que de résumé en 2h30 ce qui prend très certainement une vie à assimiler, ce n'est pas facile. Les grandes lignes y sont : la volonté d'oublié ou de s'investir à fond dans les raisons de la disparition, le rejet des siens, le besoin de faire un break, la colère, la haine, la tristesse. On ne va jamais très profondément, mais j'ai déjà vu pire.

Du côté de la morte, tout est une question de croyance. Paradis ou pas, "fantôme" ou pas, interaction entre le vivant et le mort ou pas. On ne peut pas parler d'évolution dans ce cas.

Le mauvais point. La fin. Pourquoi est-il nécessaire de faire en sorte que le méchant perde la vie. Bien entendu, c'est un salop. Bien entendu, il mérite une punition. Mais était-ce bien nécessaire qu'il meurt de cette façon hollywoodienne et passablement minable ? Cette nécessité de voir le méchant payer ses crimes par une mort violente commence à me lasser.

En résumé, j'ai aimé ce film pour sa beauté visuelle, pour le fait qu'il m'a transporté ailleurs, dans un monde onirique et pour le début de réflexion que je peux me faire sur la question : Et moi, que ferais-je si je perdais un enfant ou plus globalement quelqu'un de très très proche ?

Note : 7/10